Prunelle Bry

© Vincent Lappartient

Prunelle Bry

Intervenante contempo.

1. Enfant tu rêvais de...
Enfant je rêvais éveillée. Toujours la tête dans les nuages, dans des jeux inventés avec des personnages imaginaires, je m'imaginais dans la jungle dans mon jardin, une sirène dans ma piscine et que nous tous et toutes nous étions des héros et héroïnes d'un monde merveilleux et pleins de surprises. Je vivais pieds nus dans le sable chaud de Nouvelle-Calédonie.

2. Ton parcours en quelques mots...
Mon parcours est fait de courbes, de détours et d'essais. J'ai grandi en Nouvelle-Calédonie. Je suis partie à 14 ans faire une année de sport-étude en danse à Paris puis j'ai finis mon cursus Littéraire et arts plastiques de nouveau en Nouvelle-Calédonie. J'ai fais une année de Prépa d'art à Montpellier et j'ai obtenu un Master en CGI animation 3D à l'ESMA Montpellier. Quand j'ai compris qu'animer des personnages fictifs de dessins animés de me faisait plus vibrer j'ai recommencer à danser. J'ai fais la rencontre de la danse contemporaine à 23 ans et je me suis lancée dans une formation à SEAD (Salzburg Experimental Academy of Dance).
Après avoir obtenu mon diplôme, j'ai voyagé et travaillé en tant qu'interprètes pour différent.e.s chorégraphes tel.les que Julyen Hamilton, Fabrice Lambert, Jérôme Bel et Régine Chopinot (actuellement). Puis avec Tristan Bénon nous avons co-fondé à la chaux-de-fonds (La) Rue Serendip afin de réaliser nos propres projets.

3. Que t’apporte l’enseignement? Et pourquoi Ton sur Ton?
L'enseignement pour moi est magique car il me permet de partager mes passions, découvertes et questionnements. Je ne l'envisage pas comme un système de maître/élèves mais plutôt comme un espace de recherches et d'expérimentation en collaboration avec les personnes intéressées de suivre mes cours. Nous sommes tous et toutes en apprentissage tout le long de notre parcours et j'apprécie partager mes centres d'intérêts du moment et mes prises de conscience. Les étudiant.e.s sont des miroirs de mes propres fonctionnements et nous pouvons s'entraider mutuellement pour se construire, se developper et progresser. La danse n'est que le médium qui me parle le plus mais beaucoup d'autres domaines sont à utiliser et à croiser avec la danse pour faire ce cheminement. Voilà pourquoi Ton sur Ton, lieu où il y'a tous types de pratiques, de personnes, d'ambiances est le bon endroit pour se developper de façon plus complète, de se rencontrer et jouer ensemble.

4. Et quand tu n’es pas à Ton sur Ton?
Quand je ne suis pas à Ton sur Ton je travaille pour ma propre compagnie (La) Rue Serendip, où en tant qu'interprète pour d'autres compagnie. J'enseigne à l'école de cirque le Zarti'Cirque aux étudiant.e.s pré-professionnel.le.s de Ste Croix ainsi qu'aux Echafaudages du Noirmont (cours pour les enfants). J'enseigne ponctuellement le Hatha Yoga et lors d'atelier de formation à l'art thérapie auprès de Geneviève Bénon.