Tristan Bénon

© Sebastien Favre

Tristan Bénon

Intervenant contemporain

1. Enfant tu rêvais de...
J'étais un enfant très curieux et je rêvais de découvrir le monde. Je rêvais de voyages dans des contrées lointaines, rencontrer des gens avec des modes de vie très différent du mien. J'avais un faible particulier pour les peuples qui sont très connectés à la nature et les peuples nomades, comme les indiens d'Amérique, les Touaregs, les nomades d'Asie centrale. J'étais et je suis toujours fasciné par cette capacité de vivre en immersion avec la nature, de connaître les différents vents, de reconnaître les traces, de connaître les plantes qui soignent, celles que l'on peut manger, etc.
Ce besoin, cette envie d'aventure, de mouvement se traduisait dans mon corps par beaucoup d'activité physique. Je bougeais tout le temps et j'ai rêvé d'être footballeur professionnel, puis artiste de cirque, danseur, volleyeur.
A côté de ça, je supportais mal l'injustice et je rêvais souvent d'un monde meilleur avec plus de justice.

2. Ton parcours en quelques mots...
Comme dit plus haut, j'ai toujours bougé et fait plein de sports différents. J'ai joué longtemps au football puis au volleyball, où j'ai joué à un haut niveau suisse. J'ai fait une première formation en sciences du sport à l'Université Lausanne avec une spécialisation en Activités Physiques Adaptées et Santé. J'ai travaillé plusieurs années dans diverses institutions avec des publics très différents (Enfants et adultes en situation de handicap, adolescents en rupture) en tant qu'éducateur social et éducateur sportif. Même avant de commencer la danse, je trouvais déjà que les corps ont beaucoup de choses à exprimer et qu'ils sont une porte d'entrée pour connaître les personnes. Puis j'ai décidé de tout lâcher, mon job et le volleyball, pour voyager pendant 14 mois. A mon retour, le chemin était libre et j'ai commencé la danse. D'abord à Lausanne, puis je suis parti 4 ans en Autriche suivre une formation professionnelle à SEAD (Salzburg Experimental Academy of Dance). J'ai co-fondé en 2020 la compagnie (La) Rue Serendip avec Prunelle Bry dans le but de créer nos propres projets.

3. Que t’apporte l’enseignement? Et pourquoi Ton sur Ton?
J'apprécie de pouvoir partager ce que j'ai appris, de pouvoir transmettre des idées, de conseiller, de créer un environnement favorable à l'apprentissage et à l'épanouissement pour chacun et chacune. Pour moi transmettre quelque chose à quelqu'un d'autre a énormément de valeur. C'est un acte précieux pour vivre ensemble et entrer en relation.
Ce qui me plaît à Ton sur Ton c'est le côté pluridisciplinaire. En effet, la danse côtoie le cirque, la musique, le théâtre. J'aime cette effervescence de possibilités. De plus, il y a un respect pour la personne en elle-même avant de regarder ses capacités.

4. Et quand tu n’es pas à Ton sur Ton?
Je partage mon temps entre les projets de ma compagnie, les projets d'autres chorégraphes, j'entraîne l'équipe de volleyball de la Chaux-de-Fonds, j'ai un mandat avec Procap (Association suisse pour les personnes avec handicap) pour soutenir et développer le sport et la santé pour les personnes en situation de handicap en Suisse romande, je fais de la formation pour adultes dans le monde du sport handicap et de la santé, et j'essaie (quand j'ai le temps) de profiter des beautés de la nature.